De longues réflexions sur mes motivations et mon expérience professionnelle m’ont finalement amenées à quitter la capitale française pour rejoindre la mystérieuse Yangon. Pays méconnu en pleine ouverture, le Myanmar présente l’attrait des contrées sud-asiatique, mais les difficultés attendues ajoutent une dose d’aventure supplémentaire. C’est donc avec plaisir que je vais tenter de vous donner un aperçu de mon quotidien pendant ces prochains mois d’expatriation.

Dimanche – Arrivée au pays des pagodes dorées

Après un long voyage à travers la moitié du monde et deux escales plus tard me voici donc arrivée à bon port. Delphine, la représentante pays de Partenaires qui doit repartir pour Paris dans quelques jours, m’attend à l’aéroport et me réserve un accueil des plus chaleureux. Un grand merci à elle, pour sa joie de vivre, ses conseils et ses bons plans qui m’ont permis de prendre mes marques très rapidement et de me sentir bien ici.

Ainsi, une présentation des environs et un échange de monnaie plus tard et me voici parée pour faire face à ce qui m’attend désormais.

Changer de l’argent est toujours une affaire assez sérieuse en Birmanie car les plus gros billets communément utilisés sont les billets de 1000 kyats, soit un euro. Chaque déplacement nécessite donc de se munir d’un portefeuille/sac à main à compartiments multiples pour y loger les billets de 1000 kyats, les plus petites coupures et les dollars, souvent utilisés dans les hôtels et les bars et restaurants occidentaux. Non pas que je puisse me vanter d’être millionnaire, mais reste que la gestion de tous ces billets n’est pas une mince affaire….

Mes économies pour un mois 
Un billet de 1000 kyats
L’appartement

L’appartement est situé dans la partie de Yangon que l’on appelle Middle Town, entre l’aéroport, tout en haut de la ville, et le centre historique, Downtown, tout en bas. Le quartier est très sympa, vivant et rempli de petites échoppes et de marchands ambulants criant trèèès fort pour vendre leurs produits.

Nous sommes loin des quartiers peuplés d’européens où la vie semble si facile et c’est tant mieux ! Chez nous, la vie locale est notre quotidien et voilà une façon bien plus intéressante de découvrir un pays et d’y prendre goût.

L’appartement est un duplex, situé au 5e étage, sans ascenseur dans une résidence gardée jour et nuit. L’ascension des montagnes de marches est toujours une épreuve à laquelle il faut se préparer sous peine d’arriver en haut à bout de souffle. Vous me direz, certains habitent au 6e étage, sans ascenseur, et montent ces dizaines de marches chaque jour sans effort. Cependant, rajoutez à cela 10 à 20° selon la saison et 50% d’humidité en plus et vous aurez une meilleure vision du résultat. Mais loin de moi l’idée de me plaindre, ce nouveau lieu de vie est un véritable petit nid douillet.

80 m2 au total, au rez-de-chaussée, un grand salon/bureau (c’est aussi là que l’équipe se réunit la journée pour travailler), une grande cuisine, deux balcons, et à l’étage, trois chambres, dont la mienne et deux autres pour accueillir ceux qui viendront me rendre visite, et deux salles de bain avec wc.

Notre coin bureau

Notre coin salon
La cuisine
L’étage
Une des chambres
Ma chambre
Ma salle de bain
La vue du balcon

Le travail

Lundi matin, debout de bonne heure, je m’apprête à descendre prendre mon petit déjeuner et faire connaissance avec l’équipe locale qui est déjà là.

En descendant l’escalier, je tombe nez à nez avec Lou lou, petit bout de femme adorable, chargée de faire le ménage quatre fois par semaine. L’appartement est grand et, si les fourmis et autres insectes en tous genres sont nos amis, mieux vaut se prémunir d’une invasion incommodante. Ainsi, la présence de Lou lou presque chaque jour est bien nécessaire car nous sommes plusieurs à y passer la journée, et sous les tropiques, la moindre saleté est une invitation tacite à rameuter nos potes à quatre pattes.

Je fais également la connaissance de Aung Lwin, notre responsable projet à Yangon, et de Sandy, l’administratrice de Partenaires. L’équipe est très sympa et semble contente de m’accueillir.

Arrivée comme un cheveux sur la soupe, cette première semaine n’a pas été des plus fructueuse question boulot mais m’a permis de prendre la mesure des projets en cours et à venir, et de me familiariser avec l’ambiance de travail.

Ma carte de visite en poche, me voilà maintenant prête à travailler pour de bon!

Ma carte de visite (oui, je m’appelle Aurelié, mais bon c’est déjà bien qu’il n’y ait pas d’autres fautes) en Anglais et en Birman
La vie sur place

Pour cette première semaine dans la capitale birmane, j’ai choisi de prendre mon temps pour appréhender en douceur ce nouvel environnent. Je me suis donc baladée dans les environs sans trop m’éloigner de mon point de repère (la maison) pour tenter de repérer les endroits indispensables – Supermarché /  Internet.

Cependant, l’idée de me perdre dans une ville nouvelle où les gens parlent un anglais très approximatif voire inexistant, et répondent la plupart du temps avec des grands sourires en hochant la tête, m’a aussi un peu freinée.

Mais la présence de Delphine m’a permis de sortir de notre quartier pour aller au-delà des quelques blocs qui composent notre quartier.

Mercredi soir, après un super dîner dans l’un des restaurants asiatiques les plus prisé de Yangon, nous voilà plongé au cœur du repère des occidentaux, le 50’s. Bar aux allures de pub anglais, l’ambiance est très sympa et le melting pot est complet, les Saoudis discutent avec des anglaises tandis que je fais la connaissance d’un indien venant tout droit de New Delhi.

Après une semaine passée dans la capitale birmane, tout se passe vraiment très bien. Seul bémol, l’accès à internet que nous n’avons toujours pas et qui rend difficile la vie et le travail au quotidien….Fingers crossed to get it soon…

Mille excuses pour le peu de nouvelles que je donne, mais la communication reste très compliquée…mais vous me manquez tous. A très vite !

Aurélie

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