Lancée sur les multiples expériences inoubliables que l’on fait chaque jour ici, je continue sur les petites choses surprenantes de la vie birmane.

Coupures

La plupart des pays en développement sont victimes de coupure d’électricité, encore une fois la Birmanie ne fait pas exception. C’est donc tout simplement que la vie s’arrête parfois pendant plusieurs heures nous laissant attendre patiemment que la lumière revienne pour poursuivre nos petites activités. Il faut savoir que le soleil se couche à 17h30 ici, et que sans électricité, la seule occupation accessible lorsque l’on est seul reste de se tourner les pouces. Autant vous dire que certaines soirées ont été très productives.

Mais cela n’aurait pas vraiment été tellement drôle si ces fameuses coupures ne survenaient pas également à tout moment de la journée. Ca ne devient vraiment intéressant que pendant les heures de boulot, plus de téléphone, plus d’ordinateur,  il ne reste alors plus qu’à prier Bouddha que le courant revienne aussi vite que possible.

Vive la productivité birmane. L’attente a été élue sport national.

Heureusement, depuis mon arrivée les coupures d’électricité n’ont pas dépassées les 2h30, mais paraît-il que pendant la saison sèche, elles font rages par tranche de 6h. L’achat d’un générateur s’avère donc être un achat essentiel pour ne pas frôler la crise de nerf.

Grâce à Dieu ou devrais-je dire Thank to Bouddha, cette petite joie de la vie ne concerne pas uniquement l’électricité : l’eau est aussi régulièrement coupée. Situation délectable lorsqu’il fait plus de 35 degrés et que la douche reste le moment le plus jouissif de la journée ou le seul moyen de garder ses amis – tout dépend du point de vue adopté.

J’ai pu faire ma première expérience le jour de mon arrivée, après 25h de vol et 2 jours de voyage, pas d’eau, pas de lumière, des pieds sales dans mon nouveau lit, du pur bonheur!

L’attaque fulgurante de la pluie tropicale

Je ne dévoilerais aucun scoop en disant que la Birmanie est un pays tropical et que donc la mousson est un événement incontournable. Parlons bien, parlons pluie. Ceci n’est pas une provocation destinée à toute personne vivant en France. Nous avons aussi de la pluie ici, au Myanmar ! S’il est vrai qu’elle est quand même bien plus chaude que dans notre doux pays, elle reste bien plus violente.

Bien qu’octobre clôture la saison des pluies, il arrive encore que la pluie se manifeste de façon inattendue au milieu de la journée. Cet événement reste à chaque fois une surprise de taille, car d’une seconde à l’autre, d’un soleil spendide à un torrent de pluie, nous voilà en quelques SECONDES à peine trempé jusqu’aux os. Je ne suis pas marseillaise (il n’y a là aucun message particulier pour ceux qui vienne de cette région délicieuse ) et en ai bien sûr fait l’expérience moi-même – tout en sachant que courir en tong est bien sûr chose impossible. Un seul conseil : continuer à marcher avec le sourire pour ne pas perdre la face et repérer l’abri le plus proche – sans tomber dans un trou (rappelez vous le Myanmar est un pays dangereux…).

Non, la mousson n’est donc pas une légende.

La leçon que j’ai pu tirer de cette aventure est que les apparences sont trompeuses. Toujours se tenir prêt à dégainer son parapluie, même sous un soleil de plomb !

 

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