Après Yangon et Kuala Lumpur, me voilà de retour en France avec ma petite famille agrandie. Si c’est la France et mon quotidien à Paris qui m’ont poussés il y a quelques années à chercher ailleurs un autre sens à ma vie et à me confronter à une autre réalité, c’est cette même France qui m’a rappelé à elle il y a quelques mois.

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Retour sur ces quelques années loin d’ici.

Vivre à l’étranger est bien sûr une découverte permanente puisque tout est nouveau et tout y est différent. C’est une ouverture constante sur le reste du monde, sur une autre culture, un autre langage, des traditions dont on ignorait l’existence et bien d’autres choses encore. Cette expérience de quelques années en Birmanie et en Malaisie m’a beaucoup apportée et j’en reviens grandie et apaisée. Plus qu’une simple expatriation, il fut question d’un véritable voyage intérieur et je crois que chacun devrait faire ce chemin pour sortir de sa zone de confort et déconstruire ses préjugés pour s’ouvrir au monde.

Si l’on aurait certainement poursuivi notre route en Asie pendant encore quelques années, l’arrivée de notre loulou a quelque peu changé la donne. Des questions ont surgi petit à petit et nous ont fait réfléchir.

Il est vrai que la France, même en bons « citoyens du monde », est toujours restée très présente dans notre quotidien même au bout du monde à travers nos habitudes, nos repères et tout simplement dans notre façon d’être.

Si nous étions jusque-là pressés un peu plus chaque jour de découvrir le monde, nous avons peu à peu commencé à faire la balance de ce qui constituait notre « qualité de vie » et à réfléchir à ce que l’on voulait offrir à notre petit loulou qui allait pointer son nez. Bien sûr, je ne peux pas renier la nostalgie que j’ai à repenser à nos week-ends à Bali et à Bornéo, où un clic et quelques dizaines d’euros suffisaient pour nous faire atterrir sur un véritable petit paradis.

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Les rizières de Bali.
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Spectacle traditionnel balinais.
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Maisons à Ubud, sur l’île de Bali.
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Les offrandes quotidiennes à Bali.
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Au coeur de la Monkey Forest à Ubud, sur l’île de Bali.
Dans la réserve de Semmengoh sur l’île de Bornéo, en Malaisie à l’heure du « feeding ».

Mais aujourd’hui en plein mois de septembre en lisant les nouvelles, je me rends compte que nous avons fait le bon choix.

Chaque année, en mars et en septembre, avec la récolte des plantations de palmier à huile, notamment sur l’île de Sumatra, en Indonésie, les feux se multiplient et envahissent l’air de la Malaisie, et notamment de Kuala Lumpur où la visibilité se réduit drastiquement avec un voile de pollution blanc et des conséquences sur la santé déplorables. Cette année, le sujet fait à nouveau couler de l’encre puisque des taux record ont encore été enregistrés en cette rentrée des classes où des écoles ont dû fermer leurs portes en incitant les gens à rester chez eux. Les problèmes respiratoires, conjonctivites, fièvres subites ou encore le manque d’ensoleillement paralysent la vie de ceux qui subissent ces pratiques irrationnelles.

Pour plus d’informations, lire l’article publié par la fondation Good Planet :

http://www.goodplanet.info/actualite/2015/09/23/des-incendies-pour-la-culture-dhuile-de-palme-lindonesie-sevit/

Si cette situation vous révolte vous aussi, arrêtez de consommer des produits contenant de l’huile de palme et enrayez cette course à la déforestation et à la pollution.

A part ces considérations météorologiques, quelque chose d’autre nous posait problème. La nourriture. Comment allions-nous nourrir notre bébé avec des fruits et légumes venant majoritairement de Chine ?!

Après avoir vu et revu ces documentaires où certaines régions de Chine sont obligées de polliniser leurs arbres à la main puisqu’ils n’ont plus d’abeille faute de pollution excessive, nous étions un peu sceptiques…

Voir cet article pour plus d’infos :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/23/dans-les-vergers-du-sichuan-les-hommes-font-le-travail-des-abeilles_4405686_3244.html

Cette contrainte sur l’alimentation nous posait un véritable souci moral. Des humains remplaçant le travail des abeilles, mais où allait le monde.

Ces questions mêlées à d’autres nous ont fait prendre le trajet du retour vers la France. Le choix s’est alors posé entre Paris et Nantes.

A suivre 🙂

 

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